Vide, vide, vide… plus je te regarde te remplir haute dans le ciel, plus mon verre se vide, je hurle. Tout me semble du pareil au même, certain jour le même le gris persévère. L’impression d’un rien comblant mon espèce, mais qu’est-ce qui diffère d’hier et comment sera demain? Un de ces jours insupportables où je me sens vain, où je sens que rien ne vaille. L’esprit noir, la matière grise et le vin rouge ne l’emporteront pas sur moi. C’est qu’une journée sanguinaire où le vin prévaut sur le sommeil. Où même la bouteille ne répond plus de moi, où sans raison, sans savoir pourquoi le verre se vide, sans moi. Mes yeux, ma tête et mon coeur aride ne cherchent même plus pourquoi. Je sais que demain sera autrement, différent. Je regarde autour de moi, rien ne semble rempli de ce que je voudrais, ma tête, mon verre, mon lit. Toujours cette même distance, toujours cette même souffrance, quel est ce creux qui existe, restera-t’il? Il n’existe qu’un pas entre toi et moi, le franchiras-tu? Ce n’est point une question de temps, mais une question de Tu. Je fais abstraction de mes idées et fais face à la réalité, est-elle vraiment réelle? Si je ferme les yeux, tout existe, tout est sensation, passion, émotion. Suis-je le seul à faire disparaitre l’univers quand allongé contre moi tu m’enivres. Ce moment, cette distance, mais putain quelle chance, tu es là et moi je fais disparaitre l’univers, simplement pour nous, un instant seulement, histoire de savourer ce qui est vrai pour moi, ce qui reste ce que je suis pour toi. Cet instant n’existe que dans les livres. Cet instant n’existe que sur un bout de blogue secrètement cisailler pour tes yeux, les miens, ceux des voyeurs qui passeront ici. Ces mots que l’on croit parfois faux, que l’on croit parfois vrais, mais au fond qui le sauraient. Une histoire comme toutes ces histoires taboues que l’on tue avant même de se voir terminer, une histoire à laquelle une chance on n’a pas donné. Ton silence me tue, ton absence m’angoisse, j’ai envie que ton regard me réconforte. Je prendrais un bras, si je ne peux pas avoir les deux, mais un peu de chaleur me rendrait vraiment heureux. Si je jouais un air de piano, si je savais jouer, je te le jouerais surement sur un air mineur, car c’est sur ces airs que l’on pleure. Mais tu sais, ce n’est pas si terrible, j’ai seulement envie de tes yeux pour combler mon vide.
Je me le souhaite aussi, mais à force de faire des voeux à l’univers, faut plus se demander ce qu’on veut mais comment y arriver!
… Toujours agreable de te lire, je te souhaite bientot de la chaleur…